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Ménopause

Posted By: webmaster MEDIAL In: Infos Médicales On: mardi, juin 21, 2016 Comment: 0 Hit: 12622

Quelle diététique à considérer lors de la ménopause ?

La pré ménopause :

Il s’agit d’une période d’un an précédant immédiatement la ménopause. C’est à ce moment là que vont débuter les signes endocrinologiques, biologiques et cliniques qui caractérisent l’approche de la période de la ménopause. C’est d’ailleurs durant cette période que survient un ralentissement progressif de l’activité des organes reproducteurs.

Au cours de la pré-ménopause, de fortes variations hormonales, concernant notamment la progestérone et les œstrogènes, sont à l’origine d’irrégularités dans les cycles menstruels :

-L’ovulation est moins fréquente

-Les ovaires commencent à produire moins d’ovules

-Les règles deviennent irrégulières et leur aspect se modifie

Cette période débute généralement entre 40 et 50 ans, et peut durer de 2 à 7 ans. Bien évidemment, rappelons qu’il ne s’agit-là que de moyennes…

Il est intéressant de souligner que la survenue de grossesse n’est pas exclue tant que la ménopause n’est pas constatée et avérée de façon claire et définitive. En effet, la production des hormones sexuelles est bel et bien maintenue, et il n’est même pas rare d’observer une augmentation du désir sexuel, provoqué par ces fortes variations hormonales.

Les symptômes les plus courants de la pré-ménopause sont les suivants :

-Règles irrégulières, plus ou moins abondantes, mais souvent de courte durée.

-Douleurs localisées au niveau des seins

-Tension nerveuse, tristesse, angoisses

-Augmentation du désir sexuel

-Prise de poids

-Bouffées de chaleur

-Migraines

Lorsque la ménopause est bien présente, les variations hormonales disparaissent. La préménopause cesse donc lorsque les règles ne se sont pas manifestées durant une période d’au moins 12 mois consécutifs.

La ménopause :


Loin d’être une maladie, la ménopause est un mécanisme naturel, tout à fait physiologique chez la grande majorité des femmes ayant eu des règles. Cela signifie qu’il y a un arrêt définitif des règles, et ce, sur une période ininterrompue de 12 mois consécutifs, comme expliqué précédemment.

Mécanisme de la ménopause :

Cet arrêt des cycles menstruels fait suite à l’interruption de la sécrétion des hormones sexuelles produites par les ovaires qui, vieillissant depuis la vie fœtale, ne sont alors plus assez nombreux pour produire ces hormones.

Ménopause précoce … et tardive :

-La ménopause précoce survient avant 40 ans et peut concerner de 1 à 2% des femmes. A noter que les fumeuses présentent une ménopause avancée de 1 à 2 an(s)

-La ménopause tardive survient, quant à elle, après 55-60 ans et celle-ci est souvent provoquée par l’obésité (laquelle se définit par un IMC ≥ 30)

Outre le processus physiologique, la ménopause peut aussi être provoquée par :

-Une chimiothérapie, lors de traitements contre le cancer

-L’ablation des ovaires, et dans ce cas, on parle de ménopause artificielle

-Une maladie auto-immune entraînant la production d’anticorps pouvant altérer les ovaires.

Les hormones sexuelles :

Oestrogènes et progestérone sont les deux principales hormones produites par les ovaires, chez la femme réglée. Chacune de ces hormones a un rôle bien précis au sein de l’organisme, ces rôles pouvant même être, dans certains cas, antagonistes.

En effet, alors que les oestrogènes favorisent la rétention des fluides et provoquent des gonflements (souvent localisés au niveau des seins et de l’abdomen) la progestérone, elle, agit comme un diurétique. Elle va donc bloquer les gonflements excessifs en agissant de deux façons différentes :

-En réduisant le nombre de récepteurs aux oestrogènes, au niveau des seins et de l’utérus.

-En bloquant les récepteurs de l’aldostérone, responsable du phénomène de rétention d’eau.

D’autre part, alors que les oestrogènes peuvent augmenter le flux menstruel en stimulant la prolifération de l’endomètre utérin, la progestérone va la stopper et limiter ainsi la perte sanguine menstruelle.

Nous allons donc à présent voir le rôle des ces hormones, prises indépendamment l’une de l’autre…

La progestérone :

Cette hormone est produite en petites quantités par les glandes surrénales, le cerveau et les nerfs périphériques. Aussi la retrouve t-on aussi bien chez l’homme que chez la femme. Sa synthèse se fait à partir d’une hormone stéroïde : la prégnénolone. La principale fonction de cette progestérone est de préparer et entretenir l’utérus pour la grossesse, et favoriser le développement de l’embryon.

Ainsi, au cours des années de fertilité, la production de progestérone suit un cycle simple :

-D’abord les niveaux de progestérone augmentent pour anticiper une éventuelle grossesse, et stimuler l’épaisseur de la paroi utérine.

-Ensuite, dans le cas où cette éventuelle grossesse n’a pas eu lieu, le niveau de production chute brutalement et les règles débutent.

Au cours du vieillissement, la progestérone est la première hormone à voir sa production diminuer. D’ailleurs, il se trouve que certaines femmes sont déficientes en progestérone dès la fin de leurs 20 ans tandis que d’autres en produisent encore au début de la cinquantaine. Les symptômes de déficience en progestérone incluent les symptômes prémenstruels, les suées nocturnes, les bouffées de chaleur voire la dépression.

Progestérone & ostéoporose :

Sur le plan métabolique, les os sont des tissus très actifs dans la mesure où ils sont en perpétuel remaniement par le biais de 2 mécanismes : la synthèse et la résorption osseuse. La perte osseuse intervient lorsque les phénomènes de résorption deviennent plus importants que ceux de la formation. L’ostéoporose est largement attribuée au déclin des oestrogènes, et pourtant…

Selon des études menées sur des femmes suivant un traitement leur apportant des oestrogènes et des nutriments appropriés, on observe des résultats décevants concernant la densité osseuse de ces dernières. Par ailleurs, en 1997, la Food and Drug Administration a approuvé une étude en double aveugle sur l’utilisation d’une crème à la progestérone naturelle dans la prévention de l’ostéoporose. Les femmes ayant fait l’objet de cette étude ont été suivies durant les 5 années suivant le début de la ménopause, période durant laquelle la perte osseuse est la plus importante. Au bout d’une année, les résultats sont édifiants et les effets positifs de la progestérone naturelle se révèlent évidents. En effet, aucune femme du groupe prenant de la progestérone naturelle n’a vu sa densité osseuse diminuer tandis que toutes les femmes du groupe placebo en ont perdu…

Il faut savoir que le tissu osseux est principalement constitué de 2 types de cellules :

-Les ostéoclastes : Ils vont localement être responsables de la dégradation des os anciens, laissant derrière eux de petites lacunes dans la matière osseuse.

-Les ostéoblastes : A l’inverse, ceux-ci vont se déplacer jusqu’à ces lacunes pour y reconstituer de la nouvelle matière osseuse.

Ainsi, les cellules osseuses, comme la plupart des cellules vivantes, ont besoin d’être guidées par des hormones pour fonctionner de façon optimale.

-Les oestrogènes peuvent contribuer à ralentir la perte osseuse en freinant l’activité de résorption des ostéoclastes.

-Parallèlement à cela, les ostéoblastes, eux, répondent essentiellement à la progestérone pour exercer leur activité de synthèse osseuse.

De fait, en l’absence d’oestrogènes et/ou de progestérone, l’activité de ces deux types de cellules se voit perturbée, expliquant la détérioration rapide de l’os. On ne sait encore qui, des oestrogènes ou de la progestérone, joue le rôle le plus important dans le renouvellement osseux, mais un équilibre optimal de ces deux hormones semble être le moyen le plus efficace pour prévenir l’ostéoporose.

Progestérone & Système cardio-vasculaire :

La progestérone naturelle exerce une action sur le système cardio-vasculaire puisque grâce à sa capacité à augmenter l’élimination du sodium dans les urines, elle a un léger effet diurétique. Elle soulage donc les symptômes liés à la rétention d’eau, et abaisse également la pression sanguine des patients présent une hypertension artérielle. Attention toutefois, car cet effet n’est observé que pour la progestérone naturelle, et non pas de synthèse…

En outre, l’un des effets secondaires le plus connu dans le cadre d’un traitement hormonal de substitution avec des oestrogènes est une augmentation du risque de caillots sanguins. Ceci est dû au fait que les oestrogènes synthétiques pris par voie orale augmentent la production de facteurs impliqués dans la coagulation sanguine. La formation anormale de ces caillots sanguins joue un rôle important dans les accidents cardio-vasculaires. De ce fait, des chercheurs ont comparé les effets de la progestérone naturelle avec ceux de la progestérone synthétique, sur les facteurs de risque de la coagulation sanguine… et là, ils ont constaté que l’activation des plaquettes et la formation de caillots sanguins étaient induites par la progestérone synthétique, mais pas par la progestérone naturelle…

Progestérone & Système nerveux :

On relève, dans les cellules cérébrales, une concentration en progestérone 20 fois supérieure à celle du sang. D’après une étude scientifique, la progestérone naturelle aurait un effet bénéfique sur la fonction cognitive, et de façon plus générale, sur le cerveau et le système nerveux.

En effet, l’utilisation de la progestérone naturelle pour prévenir les dommages à long terme de lésions traumatiques cérébrales a été explorée tant chez l’animal que chez l’être humain, et ce, avec des résultats convaincants… Le taux de mortalité à 30 jours de patients souffrant de blessures traumatiques cérébrales serait réduit de plus de 50% suite à l’administration de progestérone naturelle, et cela, sans effets secondaires significatifs !

Progestérone & Risque de cancer :

Ces dernières années, différentes études semblent montrer que l’association d’oestrogènes et de progestérone synthétiques, dans un traitement hormonal substitutif pris en continu, augmente le risque de cancer du sein, davantage que des oestrogènes synthétiques seuls. Toutefois, d’autres études suggèrent que l’addition de progestérone naturelle n’aurait aucune incidence sur le risque de développer un cancer du sein.

Parallèlement à cela, un certain nombre de données indiquent même que la progestérone naturelle pourrait être un agent protecteur… Alors que les oestrogènes favorisent la prolifération cellulaire, et donc le potentiel développement de cellules cancéreuses, la progestérone n’a pas cet effet, bien au contraire ! Lors d’une étude récente, des chercheurs ont démontré que l’oestradiol transdermal accroît la prolifération des cellules du sein de 230% tandis que la progestérone transdermale la réduirait de 400%...

Et les hommes dans tout cela… ?

Un homme en bonne santé produit en moyenne 1.3 à 1.5 mg de progestérone chaque jour avec ses glandes surrénales. Comme pour toutes les hormones stéroïdes, ce taux a tendance à diminuer avec l’âge. En outre, il faut savoir que l’hyperplasie bénigne, ainsi que le cancer de la prostate, sont tous deux associés à un excès d’oestrogènes. Or, la progestérone va inhiber l’activité d’une enzyme (l’aromatase) qui convertit la testostérone en composés oestrogéniques, susceptibles de provoquer des modifications mutagènes dans les cellules de la prostate…

Par ailleurs, la progestérone sert de substrat pour la production d’autres hormones importantes telles que le cortisol, l’androsténédione, ou encore la testostérone. Des déficiences en progestérone s’accompagneront donc de déficiences en cortisol et androgènes…

Les oestrogènes :

Les oestrogènes sont des hormones stéroïdes produites principalement par les ovaires. Certains oestrogènes sont aussi produits, mais en plus petites quantités, par d’autres tissus tels que les surrénales, le foie, l’hypothalamus, le tissu adipeux… Ces sources secondaires d’oestrogènes sont particulièrement importantes chez la femme, lors de la post-ménopause. En outre, c’est ce qui explique qu’une ovariectomie bilatérale ne supprime pas totalement la production d’oestrogènes par l’organisme. Durant la grossesse, de grandes quantités d’oestrogènes sont également produites par le placenta, puis excrétées dans les urines.

Chez la femme la concentration du sang en oestrogènes varie au cours du cycle avec un pic pré-ovulatoire élevé et un pic post-ovulatoire plus faible. De façon plus générale, la sécrétion d’oestrogènes augmente à la puberté et chute lors de la ménopause.

Les 3 oestrogènes naturels sont : l’œstradiol, l’oestriol et l’estrone. Malgré le fait que l’on retrouve des oestrogènes aussi bien chez l’homme que chez la femme, ceux-ci sont présents en quantités bien plus significatives chez la femme, et ils sont d’ailleurs responsables des caractères sexuels primaires et secondaires comme le développement de l’utérus, du vagin, des trompes, des seins… et le contrôle du cycle menstruel. De plus, ils vont modifier la morphologie générale avec une répartition gynoïde du tissu adipeux et ils contribuent également à l’amincissement du derme. Lors de la puberté, ils accélèrent aussi la croissance, bien que leur effet soit probablement catalysé par les androgènes…

A l’âge adulte, leur action se fait essentiellement sur l’appareil génital puisqu’ils empêchent l’involution des caractères sexuels :

-Sur l’utérus : Multiplication cellulaire intense de l’endomètre et prolifération cellulaire du myomètre avec augmentation de la contractilité.

-Sur le col utérin : Sécrétion d’une glaire cervicale abondante et filante de sorte à favoriser la pénétration des spermatozoïdes dans l’utérus.

-Sur le vagin : Maintien de la trophicité et de l’hydratation de la muqueuse.

Par ailleurs, ils sont aussi impliqués dans le développement du système nerveux central, et dans l’homéostasie du squelette et du système cardio-vasculaire. Enfin, on observe aussi des effets sur le foie et le tissu adipeux.

Oestrogènes et croissance :

Ils ont une action anabolisante protéique, même si celle-ci est beaucoup moins significative que celle des androgènes, elle n’en demeure pas moins sans importance. Ainsi, l’association d’oestrogènes avec de faibles doses d’androgènes favoriserait la croissance. Toutefois, ils sont aussi à l’origine d’une soudure des cartilages de conjugaison, ce qui peut réduire la taille définitive. Ils sont d’ailleurs administrés à fortes doses aux jeunes filles dont la taille risque d’être excessive…

Oestrogènes et ostéoporose :

Ils semblent s’opposer au développement de l’ostéoporose, et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquels ils sont prescrits en post-ménopause.

Oestrogènes et système cardio-vasculaire :

On considère que chez la femme, les oestrogènes réduisent la fréquence des accidents cardio-vasculaires, des coronaropathies et des infarctus du myocarde. Cet effet bénéfique s’expliquerait par une diminution des lipoprotéines LDL et une augmentation des lipoprotéines HDL. De plus, ils sont à l’origine d’une vasodilatation par ouverture des canaux potassiques. Enfin, dernier rôle, et non des moindres, les oestrogènes modifient la concentration sanguine de certains facteurs de la coagulation, comme par exemple le fibrinogène, facteur pro-coagulant, qui va voir sa concentration diminuer.

Autres rôles des oestrogènes :

-Ils tendent à retenir le sodium et l’eau dans l’organisme

-Ils sont nécessaires à la constitution et à la solidification de la trame osseuse

Oestrogènes et pathologies :

Les oestrogènes sont impliqués dans des maladies ayant un fort impact sur la société de par leur fréquence et/ou leur gravité. Pour l’essentiel, il s’agit de cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein ou de l’utérus. En effet, tous les facteurs favorisant une exposition accrue aux oestrogènes sont considérés comme étant des facteurs de risque. A titre d’exemple, nous pourrons citer :

-Une puberté précoce

-L’absence d’allaitement

-Une ménopause tardive

-L’obésité

Ce dernier facteur de risque est considéré comme tel car il existe, dans la graisse de réserve, une enzyme particulière (Aromatase) qui a la faculté de transformer certaines hormones en oestrogènes. Il en est de même pour toute consommation excessive d’alcool, qui va, elle aussi, activer cette enzyme.

Par ailleurs, tout traitement hormonal de substitution (THS) y compris les pilules contraceptives contenant des oestrogènes sont considérés comme potentiellement cancérogènes.

Contre-indications :Parmi les contre-indications, certaines sont absolues, telles que la grossesse, le cancer du sein et de l’utérus ou encore les antécédents de thromboses veineuses…

Les symptômes de la ménopause :

Pour ce qui est des symptômes de la ménopause, ils seront liés à l’absence de production d’oestrogènes, et pourront varier d’une femme à l’autre. La perception ressentie par chacune ne sera pas la même, que ce soit en termes de qualité ou d’intensité. Néanmoins, on retrouvera :

Aménorrhée (= Absence de règles) : La ménopause se définit d’ailleurs par cette aménorrhée, dans la mesure où celle-ci dure depuis plus de 12 mois consécutifs.

Bouffées de chaleur: Elles sont ressenties par plus de 3 femmes sur 4 et apparaissent d’abord sur l’ensemble du corps pour atteindre ensuite très rapidement le visage. La durée de ces bouffées de chaleur peut varier de quelques secondes à quelques minutes. Quant à leur fréquence, elle peut être de 3 par jour, ce qui n’entraîne aucune perturbation du quotidien, ou atteindre 20 bouffées par jour, pouvant, cette fois-ci, altérer la qualité de vie…

Sueurs nocturnes: Présentes sur tout le corps, ces sueurs nocturnes sont susceptibles d’altérer la qualité du sommeil.

Troubles urinaires: Les infections urinaires semblent plus fréquentes à cette période.

Troubles du sommeil: On retrouvera notamment des difficultés à l’endormissement, des réveils fréquents voire des insomnies… Ces troubles peuvent avoir des répercussions sur le moral et provoquer des difficultés de concentration, une certaine irritabilité, des accès d’angoisse, voire parfois même, une dépression.

Baisse du désir sexuel: L’atrophie des organes génitaux et la sécheresse vaginale modifient la lubrification vaginale, pouvant provoquer des douleurs lors de la pénétration… Autant de facteurs aggravant la baisse de ce désir sexuel.

Modification de la peau et des cheveux : De par la baisse de production des oestrogènes, on observe une diminution de la production du collagène et de l’élastine, composants majeurs responsables de la souplesse de la peau. Il peut donc en résulter une peau et des cheveux plus secs que d’habitude, mais aussi une aggravation des rides.

Prise de poids: Une légère prise de poids, de l’ordre de 3 à 4 kilos est souvent observée au cours des premiers mois de la ménopause.

Symptômes psychologiques: Angoisses, tristesse, irritabilité, changement d’humeur ou encore dépression peuvent venir aggraver les manifestations de la ménopause.

Autres : La ménopause peut aussi être à l’origine de désagréments quotidiens comme :

-Migraines

-Douleurs articulaires

-Douleurs des seins

-Augmentation du risque cardio-vasculaire…

Lutter contre les symptômes de la ménopause :

  1. La Maca

C’est une plante cultivée comme aliment par les populations péruviennes, mais aussi pour ses vertus médicinales. Elle est commercialisée comme complément alimentaire car il s’agit là d’une source alimentaire de qualité supérieure. En effet, la valeur nutritionnelle de la racine de maca est sensiblement la même que celle des céréales avec une richesse en minéraux (Calcium, potassium…) et oligo-éléments (fer, iode, cuivre, manganèse, zinc, sélénium…) incontestable. Egalement appelée « ginseng péruvien » ou « viagra péruvien » en raison de ses propriétés aphrodisiaques, elle stimulerait la libido, bien que ces vertus n’aient pas encore été totalement étayées par des études scientifiques. Néanmoins, outre ses propriétés aphrodisiaques, la maca réduirait les symptômes de la ménopause, notamment ceux d’ordre psychologique comme la dépression, l’anxiété, et bien évidemment, la baisse du désir sexuel. Par ailleurs, elle tonifierait l’organisme, soulagerait ce dernier du stress et stimulerait même le système immunitaire !

  1. Onagre / Bourrache :

La bourrache: C’est une herbe haute avec une grosse tige tubulaire et des magnifiques fleurs de couleur bleu foncé. Originaire du Moyen-Orient, elle se fait volontiers passer pour une mauvaise herbe et produit des graines dont est issue l’huile de bourrache. Cette huile est extrêmement riche en acides gamma-linoléniques, aussi appelés omégas 6. Leurs actions sont multiples :

-Ils luttent contre les inflammations et sont donc préconisés dans le traitement de l’arthrose.

-Ils agissent sur la peau en limitant desquamation, démangeaisons et sécheresse cutanée. Ainsi, l’huile de bourrache va permettre une synthèse et un entretien des cellules de l’épiderme, favorisant en plus, une bonne microcirculation sanguine.

-Ils favorisent l’absorption du calcium, et contribuent donc à la prévention de l’ostéoporose.

-Ils luttent contre tous les symptômes liés à des désordres hormonaux, notamment lors du syndrome prémenstruel (SPM) ou de la ménopause, qui se caractérisent par des migraines, seins douloureux, tristesse, nervosité, insomnie…. En effet, il faut savoir que ces omégas 6 sont des précurseurs des prostaglandines, qui sont en fait des régulateurs biologiques.

-Ils favorisent aussi une bonne santé cardio-vasculaire et réduisent l’hypertension, alors que les femmes ménopausées se trouvent exposées à un risque accru d’accidents cardio-vasculaires imputable à la diminution de la production des hormones sexuelles.

L’onagre : C’est une plante commune des campagnes, mesurant jusqu’à 1.50m de haut et ses fleurs, d’une jaune très doux, sont visibles de juin à septembre. Originaire d’Amérique du Nord, elle possède aussi de nombreuses propriétés liées, une fois encore à sa richesse en omégas 6 :

-Elle a la réputation de soigner les plaies et d’apaiser la toux : on peut donc en déduire une action anti-inflammatoire et cutanée reconnue.

-Très riche en vitamine E, elle possède donc une action antioxydante non négligeable qui favorisera la protection des cellules contre les radicaux libres, mais aussi contre le vieillissement de l’épiderme

-Elle intervient aussi dans la prévention des maladies cardio-vasculaires en diminuant le taux de cholestérol sanguin.

-Tout comme la bourrache, elle soulage également les symptômes inhérents à la ménopause.

Précautions à prendre : L’Anses recommande un équilibre précis entre l’apport des omégas 3 et des omégas 6 : le rapport de l’un (w6) sur l’autre (w3) doit être le plus proche possible de 5. Il faudra donc faire attention à ne pas déséquilibrer ce rapport, nécessaire au bon fonctionnement cardio-vasculaire. Toute cure de Bourrache / Onagre devra donc faire l’objet d’un rééquilibrage soit par la consommation de produits riches en omégas 3 (Poissons gras, huiles végétales…) soit par une supplémentation en omégas 3.

  1. Les omégas 3 :

Les omégas 3, tous comme les omégas 6 sont des acides gras dits essentiels pour la simple et bonne raison que notre organisme ne sait pas les synthétiser. Ils doivent donc impérativement être apportés par notre alimentation, laquelle, qui plus est, couvre difficilement nos besoins, et ce même si elle est variée et équilibrée…

Comme nous venons de le souligner, s’il y a supplémentation en omégas 6, il sera nécessaire d’augmenter de façon proportionnelle l’apport en omégas 3. Mais ces derniers sont aussi très importants, et ce, pour diverses raisons, notamment de par leur rôle indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Ainsi, ils ont de nombreuses propriétés dont la majorité n’est plus à démontrer :

-Une puissante action antioxydante pour lutter contre les radicaux libres et protéger les cellules de l’organisme de toute mutation éventuelle.

-Ils préservent le bon fonctionnement du système cardio-vasculaire :

  • Antiagrégants, ils limitent la formation de caillots et thromboses.
  • Anti-inflammatoires, ils protègent de l’athérosclérose.
  • Ils diminuent le taux plasmatique de triglycérides.

-Ils jouent un rôle important dans le développement des fonctions cérébrales :

  • Effet bénéfique sur la mémoire, la concentration et les facultés d’apprentissage
  • Protection contre le déclin des fonctions cognitives, et l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

-Ils auraient également un effet bénéfique sur l’équilibre émotionnel et les troubles de l’humeur notamment liés à la dépression : des études sont encore en cours…

Sources d’omégas 3 : Ils ont 2 origines, l’une végétale et l’autre marine :

-Huiles végétales : Colza, Noix, Soja

-Poissons gras : saumon, thon, sardines, harengs, maquereaux

-Fruits secs et oléagineux : Noix, graines de lin

-Certains légumes : Cresson, épinards, choux

-Certaines margarines enrichies en omégas 3 : St Hubert, Primevère

  1. La Vigne Rouge :

De par son importante action vitaminique P, et son action veinotonique, la vigne rouge est préconisée dans les insuffisances veineuses et les troubles de la fragilité capillaire cutanée.

Ses principaux effets thérapeutiques sont attribués à 3 types de composés :

- La quercétine et ses dérivés

-Les oligo-proanthocyanidines (OPC) Flavonoïdes

-Le resvératrol

En effet, de nombreuses études ont été menées et les chercheurs se sont aperçus qu’administrées à des doses quotidiennes de 360 mg durant 12 semaines consécutives, les OPC contenues dans les extraits de pépins de raisin ont permis de réduire l’œdème et l’enflure des jambes chez les personnes souffrant d’insuffisance veineuse chronique. D’après ces derniers, cet extrait pourrait même contribuer à contrer la progression de la maladie.

La principale indication thérapeutique de la vigne rouge est donc de traiter tous les maux en lien avec une insuffisance veineuse, et ce grâce à de nombreuses propriétés :

-Vitaminique P : Cette activité permet d’augmenter la résistance des capillaires (petits vaisseaux sanguins) et de diminuer leur perméabilité, évitant leur éclatement sous la peau.

-Veinotonique et angioprotectrice : Elle augmente la résistance des capillaires, stimule la circulation et favorise le retour veineux.

-Antioxydante : Elle protège les cellules des radicaux libres, souvent à l’origine de mutations.

-Astringente : Elle exerce un resserrement des cellules musculaires des vaisseaux.

-Hémostatique : Elle permet d’arrêter les saignements en favorisant la coagulation sanguine.

De fait, l’ensemble de ces propriétés permet à la vigne rouge de :

-Soulager les douleurs dans les jambes dues à des problèmes circulatoires (crampes, lourdeurs, gonflements…) en favorisant un meilleur retour veineux.

-Atténuer la sensation de jambes lourdes

-Soulager les hémorroïdes = Formations artério-veineuses présentes au niveau des muqueuses de l’anus, susceptibles de subir des dilatations, inflammations voire saignements

-Traiter les phlébites = Inflammation d’une veine pouvant entraîner la formation d’un caillot

-Traiter les varices = Dilatation permanente des veines, souvent sur les membres inférieurs

-Soulager les troubles circulatoires liés au syndrome prémenstruel ou à la ménopause

-Traiter la fragilité capillaire cutanée : couperose, pétéchie, ecchymoses…

-Accélérer la cicatrisation

-Soigner les diarrhées, les règles abondantes et les hémorragies utérines

-Prévenir les maladies cardio-vasculaires grâce à sa richesse en polyphénols qui vont avoir un effet positif sur de nombreux facteurs de risque. Ainsi, ils vont :

  • Améliorer la composition des lipides du sang en réduisant le taux de LDL
  • Inhiber l’agrégation plaquettaire
  • Diminuer la pression sanguine

-Réduire le stress oxydatif grâce à ses vertus antioxydantes

-Avoir un effet protecteur quant au développement de la résistance à l’insuline, phénomène souvent à l’origine de l’apparition du diabète de type 2 (Non Insulinodépendant)

  1. Les tyr. et tryprotéines :

Il s’agit là de sachets de protéines, dont la valeur nutritionnelle reste identique aux autres sachets « classiques » que nous pouvons proposer à nos clientes, à une différence près : ils sont enrichis en 2 acides aminés que sont la tyrosine et le tryptophane. Les acides aminés sont constitutifs des protéines, et ces acides aminés ne sont pas choisis au hasard …

La tyrosine : Elle est importante pour l’équilibre des systèmes nerveux et hormonal. Elle agit sur la prise de poids, le stress et la pression artérielle. En collaboration avec le cuivre, elle participe à la production de la mélanine, et est aussi précurseur des hormones thyroïdiennes. Elle constitue également un régulateur de l’humeur puisqu’elle est le précurseur de certains neurotransmetteurs, dont l’adrénaline, qui font circuler les informations jusqu’au cerveau. Cet acide aminé a donc différents rôles à son actif :

-Il aide à réduire l’appétit et favorise la perte de poids

-Il améliore les fonctions mentales

-Il normalise la pression artérielle

-Il offre un soutien certain en cas de stress


Le tryptophane : C’est un acide aminé dit « essentiel » car l’organisme ne sait pas le synthétiser, et ce même à partir de précurseurs… Il doit donc être impérativement apporté par notre alimentation. Le tryptophane est transformé en sérotonine, important neurotransmetteur, nécessaire pour :

-La régulation du sommeil : Son efficacité dans les troubles du sommeil inhérents à un terrain anxieux, a rapidement été démontrée. Non seulement il favorise l’endormissement, mais il participe aussi à la restructuration des cycles du sommeil.

-La stabilisation de l’humeur : Il a d’ailleurs été utilisé au cours de dépressions anxieuses avec la même efficacité que d’autres antidépresseurs…mais sans les effets secondaires ! D’autre part, on lui attribue volontiers un effet apaisant.

-La réduction de l’appétit : il agirait sur le contrôle des pulsions et addictions. En effet, à l’occasion de certaines périodes stressantes, de nombreuses personnes consomment des quantités importantes d’hydrates de carbones, souvent rapides, lesquels vont provoquer une augmentation passagère de sérotonine dans le cerveau, procurant cette sensation de bien-être et de plaisir durant 30 min à une heure après leur consommation. Mais le revers de la médaille, c’est aussi le stockage, sous forme de graisses, de cet apport sucré excessif.

-La stimulation du système immunitaire : Il participe à la formation des lymphocytes, intervenant dans la défense de l’organisme

-Une meilleure récupération en post-effort : cette propriété va donc favoriser le développement musculaire, ce qui explique le fait qu’il soit utilisé par les sportifs, notamment en musculation.



  1. Le complexe ménopause

Formulé par nos Laboratoires, ce complexe met en jeu divers composés permettant de diminuer, voire de prévenir, certains troubles physiologiques liés à la ménopause, comme les bouffées de chaleur, l’irritabilité, la prise de poids, la sensation d’être gonflée ou encore la diminution de la libido.

Nous retrouvons donc, parmi ces composés :

-De l’extrait de soja

-Des isoflavones

-De la poudre de maca

-De la poudre de houblon

-De l’huile d’onagre

Ayant déjà fait le tour de la maca et de l’huile d’onagre, nous allons à présent nous intéresser de plus près aux autres composés de ce complexe.

L’extrait de soja : D’après des études récentes, il semblerait qu’au Japon, très peu de femmes soient victimes de cancers du sein ou de l’utérus… De plus, elles semblent également moins sujettes aux troubles hormonaux que les femmes occidentales… Apparemment, cette particularité semble être liée à leur alimentation, laquelle se trouve être beaucoup plus riche en soja que la nôtre. Ainsi le soja, qui appartient à la famille des légumineuses, renferme de nombreuses substances actives dont les isoflavones, une molécule très proche des oestrogènes. Or les désagréments dont souffrent la majorité des femmes ménopausées proviennent bien de la diminution physiologique de la production d’oestrogènes par les ovaires… Alors finalement, le soja comme palliatif aux troubles hormonaux : pourquoi pas ? De nombreuses recherches sont encore à l’étude, mais les premiers résultats semblent déjà bien prometteurs !

Les isoflavones : C’est une sous-famille des flavonoïdes, ayant des propriétés pseudo-oestrogéniques : on parle de phyto-oestrogènes. Il est bon de noter que c’est le soja qui en est la source la plus substantielle. Selon la transformation subie par la fève de soja, le produit final pourra contenir plus ou moins d’isoflavones. Celles-ci présentent de nombreux avantages tels que :

-La réduction des symptômes de la ménopause

-La réduction du risque cardio-vasculaire par l’intermédiaire de plusieurs mécanismes

  • Amélioration du profil du cholestérol
  • Accroissement de la souplesse du système sanguin
  • Diminution de l’athérosclérose et de la formation de caillots sanguins

-La prévention de l’ostéoporose grâce au maintien du capital osseux

-La prévention de l’apparition du cancer du sein et de l’utérus (réduction de l’ordre de 54%)

-Une action antioxydante, comparable à celle de la vitamine E…

La poudre de houblon : Le houblon est utilisé pour ses propriétés diurétiques, stomachiques (il favorise la fonction gastrique et la digestion) et stimulantes. La partie la plus utilisée est le cône qui peut produire une huile essentielle riche en dérivés terpéniques et en esters valérianiques, lesquels confèrent au houblon ses propriétés sédatives et antispasmodiques.

Par ailleurs, le houblon est souvent prescrit pour les états d’hyperémotivité avec nervosité, anxiété et troubles du sommeil, mais également pour combler le manque d’oestrogènes dans les troubles des règles et de la ménopause. Ainsi, dans le cadre du Complexe Ménopause, c’est sur ces deux derniers atouts que repose le recours à la poudre de houblon, pour pallier les symptômes inhérents au déficit oestrogénique.

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